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Sur le toit de l’Australie…

Après un beau Noël sous le soleil de Young, on avait hâte de rejoindre les horizons plus montagneux des Snowy Mountains, la partie la plus élevée de la grande cordillère australienne. Et de « gravir » le toit de l’Australie, l’internationalement connu Mt Kosciusko…2229 mètres (voir un mètre de moins pour certains !).

Ces quelques jours étaient magnifiques : de belles routes sinueuses, au milieu des paysages de montagne, et, chaque soir, des endroits superbes pour dormir.
On a passé la première nuit à côté du Blowering Lake… l’eau était bonne on a même pu se baigner !
La route nous a ensuite emmené à travers la partie Nord des Snowy, complètement brûlée par d’immenses incendies qui avaient dévasté plus de 300000 ha de forêt il y a quelques années : ambiance donc très spéciale, un peu mortuaire, et pluvieuse en plus !

Rien de tel qu’une bonne galère de van pour donner du piquant à la journée. Sauf que cette fois ce n’était pas Marcel mais Vanoute, le van de Marie et Cécile. On prend de l’essence à Jindabyne, et là, pas moyen de redémarrer…Ca leur était déjà arrivé à Young, mais là on entendais seulement un clic quand elles tournaient la clé. Pas bon !!
Pas le choix, on a du appeler un dépanneur, qui leur a pris 100 $ (plus 30$ pour l’achat d’une belle corde orange fluo) juste pour leur dire qu’il fallait remplacer le starter motor et qu’il pouvait démarrer si on le tractait, ou si on les poussait sur une route en pente !
Malgré tout ça, on a réussi à rejoindre Charlotte Pass, la plus haute station de ski d’Australie, et surtout le départ de la rando au Kosciusko. On a passé la nuit là bas, sur un parking limité à 20 minutes et sans payer le pass journalier d’entrée au parc (16$/jour). Les plus beaux coins sont ceux qui ne coûtent rien !! C’était super sympa, on a joué à quatre dans le van (à Bonanza et au trou du’c), éclairés à la bougie et bien protégé du vent froid qui soufflait là haut… un super moment !


Le lendemain, on s’est levé avec un brouillard bien épais (enfin, on a réveillé les filles qui étaient mieux sous la couette que dehors), un vent bien violent, mais plein de motivation pour faire la rando ! C’est très tranquille comme balade, et les paysages sont sympas, malgré le temps pourri qu’on a eu pendant quasiment toute la montée (mais pas de pluie !). Le sommet de l’Australie nous a d’ailleurs offert une superbe vue…On voyait pas à 10 mètres ! Mais quelle exploit d’avoir gravi le toit de l’Australie, sans corde ni piolet !






Sur le retour, le sentier était déjà moins aménagé (sauf la dernière portion en route pavée…), plus vertical, en bref plus « montagne », mais par contre hyper venteux, on luttait pour avancer et rester droit sur le sentier.
Et pour clore cette ballade en beauté, petit arrêt sur la route dans un caravan park, pour prendre une bonne douche en toute discrétion…C’est la méthode Marie et Cécile…on l’a vite adopté !! Pourquoi payer 30 $ ??


Avec les soucis du van, on est sorti du parc par l’Alpine Way, une petite route qui traverse les coins sauvages du Kosciusko. Le souci de cette route, c’est qu’elle descendait très vite, et Vanoute avait du mal à supporter ça ! Un bon parfum de caoutchouc brulé accompagnait cette folle descente…Encore un grand moment de stress !
La sortie du parc débouche dans la vallée du Murray, le plus long fleuve australien : des paysages superbes, sous la lumière de la fin de journée, et encore une fois un coin très sympa pour dormir, au bord de la rivière et juste avant la frontière avec le Victoria.
Pour voir les photos c'est ici

On a ensuite pris notre temps pour finir la route jusqu’à Melbourne, ou on a passé le New Year Eve… (voir les photos)
Merci à Marie et Cécile, Aurore et Richard, Paul et Elodie, Leo et Eric, et au resto italien un peu cher pour ce qu’il y avait dans l’assiette, mais sympa quand même ! Super soirée donc, dans une ville qui donne plus qu’envie de revenir : ambiance décontractée, plus qu'a Sydney, toujours animee, architecture originale, et une population toujours aussi colorée…Vivement le retour de Tasmanie !!

Merry Christmas everybody !!
J'espère que vous avez tous passé un bon Noël !

Pour nous, c'était donc le premier Noël passé hors de France, loin de la famille, de la neige et des grands repas devant la cheminée...
On a passé tout de même une super journée, sous un beau soleil qui, juste pour ce jour, avait enfin décidé de sortir sa pleine puissance ! il est sympa, il a attendu qu'on finisse de piquer des cerises pour ça !

On était les 13 restants du camp, tous français et Gail et Lynette, nos deux australiennes préférées, pour un Noël à l'australienne. Le 24 au soir, il n'y a pas de réveillon, mais le 25 est entièrement dédié à Noël :
La journée commence à 10h, par un breakfast traditionnel, avec oeufs cuits au barbec', et un gros jambon coupé en tranche. Et à boire, du jus d'orange, servi avec du champagne (s'il vous plaît !!), et une cerise dans le verre pour la déco...On appréhendait un peu le petit dèj salé, mais finalement c'était délicieux !!

L'excitation est à son comble quand le petit dèj se termine : comme des gosses, on attendait tous d'ouvrir nos cadeaux. (chacun avait tiré au sort une personne à qui il devait offrir quelque chose : Matt offrait à Gail, et moi à Aurore). Malgré le soleil et la chaleur qui commencait déjà à se faire sentir, on pouvait donc, quand même, se sentir un peu le jour de Noël !
Matthieu a eu un jeu de cartes géantes, une éponge de douche, et un magnifique dentier qui claque - et moi des dés pour mettre sous le rétro du van, des jeux et un "outil" de massage.
Avec ça on a offert quelques chocolats à Cindy et Laurent et à Marie et Cécile, une carte à Gail et Lynette, et un resto pour Aurore et Richard, pour Melbourne ou Hobart...

On avait déjà le bide plein...mais trop envie de manger ce qui nous attendait pour le lunch...alors on s'est défoulé un peu : jeux de ballons, une grande bataille d'eau (tout le monde a participé, même le boss, tout le monde était trempé, et Matthieu s'est fait complètement arrosé par Gail...). Après le boss nous a emmené au petit lac qui sert à l'irrigation des cerisiers, avec les bouées et les matelas ! Bref, c'était super, un peu comme une grosse réunion familiale comme il peut se faire en été quoi !

Ensuite, Lunch à 16h, cartes...Et puis encore dîner à 21h avec crevettes, cheesecake (by Gail et Lynette) et lemon pie au cerises (By Matthieu, mais sans four, la pâte était faite de biscuits pilés)...On est allé se coucher à minuit complètement repus...Une vraie journée de Noël quoi !!

Ce matin on a fait nos adieux à tout le camp...C'était triste de quitter ces personnes super avec qui on a passé deux mois...On a failli verser notre petite larme, mais, comme on dit, anyway, d'autres aventures nous attendent ! On essayera de revoir Gail et Lynette avant de partir, sur Sydney ou Melbourne, Cindy et Laurent à Bayonne car ils ont fini leur visa, et les autres en Tasmanie bientôt...
Au total on aura pické 10 tonnes de cerises à nous deux, et gagné 7500 dollars. Normalement les cerises payent mieux, mais cette ferme valait largement la peine d'y passer deux mois !
Maintenant on s'apprête à quitter Young pour rejoindre les Snowy Mountains, notre destination en attendant le 1er de l'an à Melbourne. On partagera la route avec Marie et Cécile, qu'on avait rencontré à Young au début de la saison et avec qui on avait tout de suite sympathisé. Les prochaines photos seront donc, qui sait, un peu enneigées !!!

Vous pouvez retrouver l'intégralité des photos de Young dans la galerie habituelle...Et j'ai réussi à mettre une vidéo (à 23 ko/sec c'était long!!) Il y en a plein d'autres, mais tant pis, je vous les montrerais à notre retour !

Voilà donc quelques instants dans une journée de picking...C'était la dernière semaine, la motivation commençait à décroître sérieusement, et les bons arbres venaient d'être terminés : sur ceux-ci les cerises étaient plus petites, et, sauf Matthieu et Jean-Phi (le québécois), on tenait difficilement le rythme de 1 lug en 40 minutes.
Pour preuve, la tête de Gail quand elle dit "big shit !

FINI !!!

Ca y'est c'est TER-MI-NE !!

Ce matin, à 9h11, Chris a crié les doux mots "Last lug", "Last day" !! Pour la peine on la bombardé des dernières cerises, préalablement ouvertes avec les dents pour qu'elles éclatent bien à l'impact...
La saison est donc finie, ça tombe bien car depuis une semaine on en pouvait plus ! aucune motivation, des arbres de m... (petites cerises ou grosses mais dispersées dans de grands arbres), et le réveil difficile avec le froid et le vent qu'il fait en ce moment le matin...L'été tarde à venir ici !!
Bref, on est très content que ce soit fini, et ce soir on fête ça avec un barbec' offert par Graham (le boss).
On reste quand même jusqu'à Noël, histoire de rester encore un peu tous ensemble, c'est mieux que de faire ça dans le van tout seul. il nous reste donc 4 jours d'ici là, on va pouvoir nettoyer le van, l'emmener au garage, se renseigner sur la registration, tout laver...

Et après, direction les Snowy Mountains pour (entre autres) grimper sur la plus haute montagne d'Australie (2200 m et quelques...pas de quoi être fier !!), et on embarque pour la Tasmanie le 8 janvier.

D'ici Noël, voici de nouvelles photos de la ville (cliquer ici) et des champs...et j'espère pouvoir mettre qq videos prochainement, mais avec le débit du net australien, rien n'est sur !

J’imagine que chacun de vous s’est déjà demandé qu’est ce qui se passais dans la vie d’une cerises avant qu’elle arrive devant vous, prête à être mangée ou posée sur le magnifique gâteau que vous venez de faire !
Non ? alors si ça vous intéresse, voici en quelques lignes la ô combien passionnante histoire des trois derniers jours de la vie d’une cerise…

Premier jour
Tout commence à 5h15 du matin. Au milieu des champs de Young, une dizaine de sonneries toutes aussi créatives les unes que les autres réveillent une trentaine de pickers. Le campement s’anime tout doucement : aller aux toilettes, chercher son jus d’orange et son lemon butter au milieu du frigo… « salut » aux uns, « morning » aux autres, regarder le soleil se lever derrière la colline, déjeuner, se laver, s’habiller, mettre son chapeau, remplir ses bouteilles d’eau, prendre son filet anti-mouches, sa bucket…Il est presque 6h, il faut aller vers le champ !!

La cueillette commence ! Chris, le « lug boy », répartit les pickers dans les rangées de cerisiers (raw) et donne les instructions : pour ce jour c’est strip-picking (on prend toutes les cerises de l’arbre), mais uniquement sur les lug trees (les arbres avec des lugs dessous, qui signalent que les cerises sont assez mures et peuvent donc être cueillies).
Tout le monde s’active, le cerveau oublie le lit et se met à penser dollars, les doigts s’échauffent doucement…et les cerises tombent !! Chaque arbre est différent, y’en a des bien hauts où faut prendre l'echelle, d’autres touts petits, les cerises vont de la taille d’une groseille à celle d’une petite prune, des fois difficiles à détacher, d’autres fois la queue s’en va trop facilement…Ce qui fait qu’on peut faire entre 10 et 30 lugs par jour, chacune faisant environ 15kg de cerises.
Hier on a tous les deux battus nos records, avec 27.5 lugs pour Matthieu et 21.5 pour moi.
Toute la journée, Chris récupère les lugs terminées et les emmène au shed (le hangar). Petite toilette, et après, direct dans la chambre froide !
Les quelques tonnes de cerises y passeront la nuit…


Deuxième jour

Lendemain, 7h. Pendant que les pickers s’activent déjà dans leurs arbres, les packers entrent en jeu. Et les cerises passent en mode…triage !

La promenade commence par un petit bain, puis coiffeur (la machine coupe le haut des queues, enlève les feuilles et les bourgeons). Et après, seules les plus belles passent à travers les 70 doigts des packeuses : les pourries, les trop rouges, les sans queues et les abîmées par la pluie finissent à la poubelle…Entre 10 et 50% des cerises ne finiront donc pas dans la bouche du consommateur !

Les heureuses élues sont ensuite séparées par une autre machine en cinq tailles différentes : les plus grosses seront les plus chères.
Au bout de la chaîne, Nicole met les cerises dans les belles boîtes Australian Cherries, ces mêmes boîtes que nous avons plié la veille (15 cents par boîte). Et oui des fois on fait ce genre d'extras, ca nous paye la bouffe.
Tout ça est mis sur palette, emballé par du film plastique, et expédié dans un gros camion…
Direction Sydney et Brisbane, où tout sera vendu le lendemain !!









Troisieme jour

Les cerises seront expédiées ensuite dans toute la région. Certaines sont même exportées à l’international (« overseas »), le cours du dollar australien étant très favorable.

La grande distribution y achète aussi ses cerises, qui seront ensuite stockées quelques jours dans leurs centres logistiques…Il arrive que les cerises se retrouvent 10 jours plus tard sur les étals du Woolworths…de Young ! Woolworths, dont le slogan fièrement arboré sur leurs camions est « fresh food, fresh people »…

Bref, nous on préfère les manger directement sur l’arbre !

Après plusieurs day off (jours congé) de suite, et une vague de froid (2° à l'aube), la récolte commence son pic, et la chaleur revient doucement.
D'après le boss, on devrait bosser sans interruption jusqu'à Noël, finir les 4500 arbres qu'il reste dans l'exploitation (on en a fait 2500 pour l'instant)...Comme chantait Abba...Money money money !!

Ici c'est devenu un vrai camp de vacances : les huit français un peu antipathiques sont partis, le boss a installé le trampoline, les flèchettes, la table de ping pong, on teste de nouveaux jeux de cartes...Bref, on bosse, on gagne pas autant de sous que dans certaines grosses fermes (150$/jour en moyenne), mais au moins, l'ambiance est très "friendly" : on a pas l'impression de "gâcher" deux mois à ne faire que gagner des sous !
Donc pour l'instant, on est un peu moins d'une trentaine : une dizaine d'australiens, un douzaine de français, deux québecois, deux anglais et une estonienne. Quelqu'uns sont en van comme nous, mais beaucoup n'ont qu'une tente et leur sac à dos, et voyagent en bus ou en covoiturage...Une autre façon de vivre cette aventure qui doit être très intéressante aussi !

On a donc commencé à mettre en ligne quelques photos dans la nouvelle galerie "Young".
Commencé, car le réseau est saturé par la quantité de travailleurs ici ! donc ne soyez pas surpris, de nouvelles photos arriveront prochainement...
Des photos du camp, des journées de picking, et aussi des soirées organisées. La dernière était pas mal du tout, avec au menu du poisson frais de la côte grillé au barbec', et en habit de soirée...déguisement ! Certains savent combien on aime ça !

Voici le lien pour voir les photos :
http://picasaweb.google.com/vehiron/Young02#

La bouffe australienne

Ca y’est, le boulot commence sérieusement !! le camp est plein (15 nouveaux pickers sont arrivés, malheureusement que des français…), les cerisiers sont bien garnis et les cerises bien noires…On est passés de 5 lugs/jours à 10 : on se fait donc 100 dollars par jour, et on espère doubler tout ça rapidement !

En attendant de vous expliquer un peu plus la vie ici, on en profite pour vous parler d’un sujet fondamental : la BOUFFE (qui reste, rappelons le, un de nos besoins primaires, surtout quand on a un estomac demandeur).

On a rien à manger pour demain…


A peu près tous les jours quand on est sur la route (pas de frigo…), on a les classiques supermarchés, qui ressemble assez à ce qu’on trouve en France.
Deux grands : Woolworths et Coles, l’équivalent de Carrefour et Auchan. Toute ville a un ou plusieurs de ces supermarchés, entouré de sa galerie commerciale. On trouve souvent ces enseignes cote à cote, concurrence oblige !
La bouffe reste chère, pour certaines choses plus qu’en France (les yaourts on a quasiment oublié), mais il y a plus de possibilités d’y faire des économies : le soir, on peut suivre l’employé qui colle ses « quick sale » sur le pain, la viande…jusqu’à 70% de réduc des fois.

Et puis il y aussi des produits assez inhabituels, et d’autres qu’on avait encore jamais vu : du « lemon butter » par exemple (exactement ce qu’on met sur la tarte au citron, mais la c’est dans un pot de confiture), des confitures à base de gingembre, de noix de macadamia, d’ananas, des fromages avec des fruits tropicaux dedans…Sans oublier l’aliment culte australien : la Vegemite ! un extrait de levure, salé, marron, à l’odeur bizarre…95 % des australiens en mangent régulièrement, sur les toasts du matin, les sandwichs, dans les plats, ou pire, à la cuillère…Si quelqu’un veut tenter, demandez, on vous en enverra une boîte pour Noël !!
On trouve aussi un rayon entier de barres style mars, snickers, etc. mais avec plus d’une cinquantaine de types différents, très créatifs. On peut même les gagner dans les machines qu’on trouve dans les fêtes foraines françaises (mais chez nous c’est des peluches qu’on arrive jamais à attraper).

On a plus de fruits ni de légumes !!

Parce que manger bien coûte cher, on va dès que possible dans les petits magasins au bord de la route, qui vendent des fruits et légumes qui viennent d’arriver des champs voisins. C’est souvent bon et parfois pas chers du tout. 500g de fraises pour moins de 2€, un kilo de tomates pour environ 50 cents, un ananas à 50 cents…Il y a aussi les autres extrêmes, et là on va voir ailleurs…


T’es sur qu’on cuisine ce midi ?

En Australie, manger en dehors de chez soi revient beaucoup moins cher qu’en France, où le choix est assez limité, entre sandwichs, restaurants ou steak frites chez Macdo…
Dans les centres des grandes villes, les centres commerciaux de périphérie ou de campagne, il est facile de tomber sur des « food courts » : un grand patchwork de 10-15 enseignes de resto rapide avec au centre chaises et tables partagées par tous les clients. Large choix garanti : pizzas, pâtes, kebab, noodles (nouilles), meat pie (tourtes à la viande), wraps, paninis, cuisine indienne, thaï, vietnamienne, chinoise, malaysienne, sandwichs, sushis…et bien sur les traditionnels hamburgers frites (ou fish and chips, toujours pareils mais avec souvent betteraves, ananas ou avocat). On a ainsi plusieurs fois mangé des plats thaï pour 5 $ (environ 3€), voire moins en « heures creuses ».
En dehors de ces food courts, on trouve bien sur des tonnes d’enseignes de bouffe, y compris dans les petites villes et villages. Le MacDo est finalement assez marginal, et a beaucoup plus de concurrents qu’en France.

Un petit resto ce soir ?

De temps en temps, quand on s’autorise une petite folie, il y a les restos… (le dernier était à Brisbane !)
Dans les grandes villes, le choix est très large. L’Australie s’étant largement constitué d’immigrants européens, méditerranéens et asiatiques, les plats sont très diversifiés. On trouve toutes les cuisines du monde : italienne, vietnamienne, thaï, chinoise, fidjienne, mexicaine, japonaise, turque, libanaise, française…

Pour l’instant on a goûté que le malaysien et le grec, mais on attend avec impatience les prochains…Surtout que les prix restent assez raisonnables : dans les bons restaurants, ça dépasse rarement les 25€.

Et avec les australiens, le barbecue, ou « barbie »

LE repas australien !
Ici, les barbecues sont partout, dans chaque parc public, en ville comme dans le bush, sur les aires de repos, au bord des lacs, de l’océan, dans les jardins…à l’australienne, chacun fait griller sa viande ou ses fruits de mer, le tout agrémenté d’oignons dorés, de salades (souvent à base de coleslaw), et de vin (ou de bière).
Les barbies reflètent bien la conception qu’on les australiens des repas. Pas de chichis, pas besoin d’être bien habillé, pas de déco sur les plats…c’est toujours très détendu et on apprécie !

Bref, en tout cas ça reste un pays où la bouffe est partout. En ville, il est difficile de ne pas avoir faim en permanence tellement le nez est sollicité par des odeurs culinaires. Pour l’instant on respecte encore les principes élémentaires du non grignotage, donc ça va…
Mais quand même…on rêve souvent d’une bonne tranche de pain de campagne, avec du vrai fromage tartiné dessus !

Enfin, et pas des moindres, il nous faudra parler du PAIN et des pâtisseries. Si la France est bien le pays de la baguette, l’Australie est celui du pain de mie…Mais je laisserais le Maître nous en parler plus en détail dans un prochain article…

Nous sommes arrivés à Young, autoproclamée « capitale de la cerise » jeudi, pour voir avec le fermier quand est ce que commencerais la saison.

En attendant, on visite un peu la ville, 12000 habitants, ville classique du « country » australien : une grande rue commerciale, un Woolworths, des écoles, une high school, la library et, bien sur, son monument aux morts...
L’ambiance est assez particulière. Difficile d’expliquer, mais ça semble moins accueillant que d’habitude. Peut-être que la présence annuelle de 2500 fruitpickers de toutes les nationalités y est pour quelque chose…

Rien à voir avec la ferme dans laquelle on va donc passer nos journées jusqu’à Noël : la crème de la crème de l’accueil et de la gentillesse australienne.
Graham, le boss, vient nous chercher en ville vendredi pour nous donner le plan d’accès. On l’attend avec deux français, Aurore et Richard, qui viennent d’arriver à Young, et qui cherchent justement du boulot. On sera donc au moins quatre français à ramasser les cerises !

L’exploitation est à 10 km du centre, au bout d’une petite dirt road comme on les aime, qui longe les cerisiers. La ferme est toute petite : un hangar avec les machines de nettoyage et de triage, et en face, le camp des pickers, avec barbec’, frigo et congel (le luxe !!), toilettes, douches et machine à laver. Bienvenue le confort !!
Une dizaine de pickers sont déjà là, des australiens habitués, puisqu’ils viennent et reviennent ici depuis 3 ans. Contact hyperfacile, on rit tout le temps et ils te mettent tout de suite à l’aise : à peine dit nos prénoms, me voilà surnommé « cereal, ou special K, ou encore kelloggs » (la prononciation de Cyril et cereal étant très proche…!) Matthieu sera U-tube (on ne sait toujours pas pourquoi), Aurore, encore plus imprononcable que moi, sera Wendy Sunrise, et Richard Dick…Samedi soir, on fait tous ensemble barbec dans le hangar (cadre très original, avec machines et tout derrière), et dimanche, c’est à notre tour de les inviter pour une soirée crêpes.

Nous voilà donc bien installés, tout confort et avec une ambiance très prometteuse. On attend tous maintenant le début de la saison, qui d’après Graham doit commencer Mardi.

Effectivement, comme prévu, on part vers les champs mardi matin à 8h : tous sur la remorque du camion, on est tous aussi excités de commencer. Graham nous explique comment on va travailler et comment cueillir les cerises. La cueillette a l’air technique, puisqu’il faut prendre uniquement la cerise et sa queue, sans séparer les deux et sans arracher les bourgeons qui feront les cerises de l’année prochaine. Et pour les premiers jours, on ne doit prendre que les cerises les plus sombres : ce qu’on appelle du « colour picking ». On cueille tous par deux, chacun faisant un côté de l’arbre, du bas vers le haut, et ainsi de suite jusqu’à ce que la rangée soit terminée. Et à la fin, chaque lug remplie nous rapporte 10 $.

C’est plus technique que physique, en tout cas pour l’instant car la température reste très correcte 27°. Mais on sait que ça peut monter jusqu’à 45°…

On bosse de 10h à 17h, et on n’a fait que 5 lugs chacun : c’est le début, on espère tous progresser rapidement !