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Escale de quelques jours a Tamworth, petite ville de 35000 habitants, mais neanmoins capitale de la region de New England et...de la country music !


La ville represente assez la ville moyenne type de l'Australie :
un petit centre, totalement dedie aux activites commerciales, avec un "mall", sorte d'allee pietonne bordee de magasins de toutes sortes. Chose interessante, il y a toujours plein de petits commerces alors qu'il y a deux gros centres commerciaux juste a cote...ici les deux semblent vivre ensemble sans gros soucis...
Tout autour, c'est la grande nappe de petits pavillons : pas la peine de chercher d'immeubles, il n'y en a pas, a l'exception du batiment du Tamworth Regional Council. Les maisons vont du tas de bois miteux et mal entretenu a la grosse villa en brique, le pickup Holden gare devant, les petites fleurs et les deux voire trois "Water Tanks" qui recoltent l'eau de pluie. Tout ca rend la ville tres verte, mais aussi tres etendue...

On en profite pour aller sur internet (2h gratuites dans la bibliotheque), envoyer le van au garage, passer prendre une douche a la piscine (grand moment de bonheur), et faire l'echappee quotidienne au supermarche Woolworths...
Hier, grace aux promos du soir, c'etait donc repas de luxe, pour feter une bonne nouvelle : nous travaillerons de mi novembre a fin decembre dans une ferme de Young, a 300 km de Sydney, pour participer a la recolte des cerises. Si tout se passe bien et que le fermier confirme, nous gouterons donc bientot au difficile plaisir du cherry picking !!
Merci a Alex, un francais rencontre a Bundaberg qui nous a donne les coordonnees de cette ferme, apparemment une de celles ou on est le mieux paye en Australie !
On attend des infos sur le cherry picking de notre consultante personnelle qui se reconnaitra sans doute !

Bref, au menu du soir :
Seafood salad 1.2$ (au lieu de 3.5$)
Pates au saumon, saupoudrees de parmesan au pesto 3.5$ (au lieu de 6$)
Farandole de fruits 0.5$
Le tout accompagne d'une delicieuse baguette viennoise
au sesame

Le site choisi pour cette soiree etait idyllique : un petit coin de verdure, avec vue sur l'aeroport de Tamworth, en bordure de la Highway et, a la tombee de la nuit, l'abattoir qui se met en route.
Le ballet des road trains convoyant les vaches commence, des cris de bovins glauquissimes emaillent le silence de cette belle nuit, et une odeur pestilentielle emplit l'atmosphere..
Aujourd'hui il pleut, c'est presque la tempete. On est donc enfermes dans la bibliotheque, ce qui laisse le temps d'aller sur le net...On attend de recuperer Marcel, et la facture est salee :
Il faut remplacer le converteur du systeme GPL, 800 $, une piece du systeme d'echappement et une fuite d'huile. La totalite couterait 2000$, on va donc se contenter de l'essentiel, le GPL. Heureusement, le dollar australien a encore baisse : il vaut maintenant 2euros, ca rend la facture un peu plus passable !

Pour les prochains jours, on va donc se diriger vers notre futur lieu de travail, en passant de nouveau par les plaines de l'interieur. La meteo s'annonce pluvieuse, donc on va sans doute tracer assez vite, en esperant avoir l'occasion de pecher dans les coins que Grey nous a donne...Et oui, je me met a la peche !! les appats sont en plastique, ca aide beaucoup a surmonter mon degout pour les choses gluantes !!
Si la saison des cerises commence un peu plus tard, on aura le temps d'aller aux Blue Mountains, parc national classe a l'Unesco qui parait il est incontournable !

Après les vastes plaines séchées par le soleil du Queensland, la route nous a emmené à travers une région de petites villes bien charmantes, de collines bien vertes, broutées par plein de vaches et de moutons, , et de parcs nationaux…encore plus verts !Nous voilà dans le « New England »… et effectivement, on se croirait des fois en Angleterre!

Sur notre route on a eu la chance de rencontrer plusieurs australiens, qui viennent toujours spontanément nous voir dès qu’on arrive sur une aire de camping… On a ainsi pu partager le traditionnel barbec’ (LE repas australien), avec un couple de retraités, Jane et son mari. Ancienne employée de nettoyage et lui mineur à Mt Isa dans l’outback du Queensland, ils ont tout vendu pour s’acheter leur caravane, et parcourir l’Australie. Au menu, beaucoup de viande (ils adorent…chicken wings, saucisses de porc, de boeuf…), des salades et du vin australien…Et servis deux fois : « vous avez vu comme vous êtes fins, que vont dire vos mères quand vous rentrerez !! »…
Un autre couple de retraités, David et Elizabeth, s’est joint à nous après le repas : malgré l’anglais encore (très !) poussif, on a pu discuter librement, de leurs expériences de voyage, des endroits où aller absolument, des coins de camping sympas, de la vie australienne…Bref, une super soirée pleine de bonne humeur et d’envie de repartir sur les routes !
Plus récemment, on a passé une soirée avec Grey, photographe. Dès notre arrivée (bruyante !) sur l’aire de camping, il vient nous donner bananes et avocats, et nous invite à le rejoindre autour du feu avec un ami à lui, originaire de Tasmanie. L’accent est plus prononcé, on doit s’accrocher pour comprendre !! Lui traverse aussi le pays, à la recherche des plus belles photos d’oiseaux…Le lendemain matin, séance visionnage dans son camping car, les Eagles en musique de fond. De quoi partir de bon pied pour les parcs nationaux !!


Montagnes de la Great Dividing Range, depuis le New England NP




On a fait trois randonnées dans les montagnes de la Great Dividing Range (la cordillère australienne), plus précisément sur une partie du massif qui forme une sorte de plateau, les New England Tablelands. On traverse des forêts pluviales, à la profusion impressionnante de vert. Au milieu d’arbres qui paraissent immenses, des palmiers, des fougères géantes, beaucoup d’oiseaux…Dommage que les sentiers soient goudronnés et qu’au milieu du parcours, un type passe avec son engin à souffler les feuilles ! (et oui, les parcs nationaux peuvent être très, très entretenus !). Dans le NewEngland NP, on a marché tout le matin totalement seuls…Il fallait mieux pas tomber sur un serpent…Le plus beau moment était un matin où on s’était levé tôt pour aller au sommet du Cathedral Rock NP, avec ses superbes amoncellements de gros rochers de granite. Un kangourou courait juste à côté de nous, en s’arrêtant quelques fois, comme s’il nous montrait le chemin…Des deux côtés de la route, des dizaines d’autres kangourous et de wallabies qui nous regardent, ou courent, parfois avec le petit dans la poche !

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Les amateurs de bons films franchouillards se souviennent sans doute de cette réplique de Bourvil et de Funès dans la Grande Vadrouille… « Il n’y a pas d’hélice hélas, c’est là qu’est l’os ». Voilà la tournure qu’a pris notre escapade dans la Carnarvon Gorge, la partie accessible du Carnarvon, un des plus beaux parcs nationaux du Queensland.
Départ donc à l’aube de Roleston, petite bourgade perdue de « l’inland », pour rouler les 100km qui nous séparent du parc. A la sortie du village…un panneau « no fuel before 170 km »…Rapide coup d’œil à la jauge GPL : 3 barres sur 4. Jauge essence : 1/8 du réservoir. Allez, c’est bon, on continue !

La route d’accès traverse la plaine, avec en arrière plan les contours du Carnarvon. Les vaches nous observent de leur regard penseur, limite bête, attendant qu’on les atteigne pour traverser la route, affolées. Y’en a même une qui a trébuché dans le fossé, les quatre pattes en l’air…Grand moment !!Après les vaches, 20km de dirt road (route en cailloux)…Eprouvant, mais Marcel tient ! Comme quoi il est aussi tout terrain…Manque de pot, on arrive au parking, il ne reste plus qu’une barre de GPL…Et les 150 km du retour à faire ! C’est là qu’on se dit qu’on a été cons, et qu’on envisage la panne pour le soir !


Chargement…
Mais bon, don’t worry, une superbe journée nous attends. Sous un ciel bleu azur, le sentier longe la petite rivière qui serpente entre les falaises de grès. Ambiance montagne, on marche pendant 20 km sur du sable, au milieu d’eucalyptus, de palmiers, d’une tonne de papillons, de libellules et de perroquets, et de peintures aborigènes aux significations…aussi intéressantes qu’obscures. Pittoresque ! Dommage qu’on est oublié l’ouvre boîte pour le thon, notre repas au bord de la rivière s’est résumé à un délicieux mélange de chips, de pain de mie, et de biscuits bien gras!













Retour à la réalité en fin d’aprem où nous retrouvons notre ami Marcel pour une route qui promet d’être mémorable. L’essence nous mène jusqu’à la route principale au bout d’une heure sur la dirt road. La nuit tombe, et la grande question devient pressante : vas t’on tenir les 110 km restants avant la station service avec notre pauvre barre de GPL, qui ne tarde pas à passer au rouge.Autant dire qu’on se souviendra de cette route : entre le kangourou qu’on a failli écraser, les road trains, le bas côté qu’on regarde en se préparant à y dormir…et surtout : la moindre côte qui devient interminable. Le GPL nous lâche 20 km avant la station, reste plus qu’à espérer que les dernières gouttes d’essence soient suffisantes...


C’est là que le bonheur est aussi simple qu’une petite étoile verte qu’on aperçoit au loin : la « BP Roadhouse », avec la tant rêvée pompe à essence !! OUF on est sauves !
Reste plus qu’à dormir tranquille…ou presque, car tout l’intérieur du van est recouvert de poussière orange…le rendez vous à la laverie est pris. Et oui, la dirt road ne se laisse pas dompter comme ça !!

Pour voir les photos, cliquer ici

Ca y’est, vous l’attendiez tous, le Marcel printemps-été est arrivé !

En quelques photos, voici donc son nouveau costume intérieur, déniché dans les friperies de toute la côte Est australienne. Ont participé de très grands couturiers, comme la maison Ikéa, mais aussi des couturiers locaux, : on a nommé Bunnings pour le lino, Clarks Rubber pour le matelas, K-Mart pour les rangements, SuperCheap Auto pour le volant à poil, Spotlight pour la housse de couette flower power…


Cette année, les tendances sont à l’intérieur bois, éloge à la nature et à la racine des arbres qui donne toute la profondeur nécessaire à l’espace de vie, tant d’un point de vue pratique que spirituel. S’ajoute à ce rappel de la matière de l’Arche de Noé, un clin d’œil enjoué au fruit de la pousse des plantes qui donne des fleurs pour la vie et donc pour l’habillage du lit. Les couleurs gourmandes et les formes extravagantes nous rappellerons une touche d’histoire des années « Baba-Cool » ou années 60/70… une nouveauté basée sur l’audace et l’exigence d’une perpétuelle évolution pour un futur bien loin d’une nostalgie infertile.

On n’oubliera pas l’embrassade des miroirs ; miroirs oh beaux miroirs qui, dans leurs perfections reflètent l’image de l’élégance et de la beauté universelle de l’intérieur Van Marcel.

Bien sûr ce nouveau modèle reste dans son éternel inachèvement… la saison automne /hiver assurera de toute évidence la poursuite de l’œuvre… rideaux, revêtement extérieur, etc…

Petit coup d’accélérateur au kilométrage de Marcel, qui nous donne à voir de nouveaux paysages qu’on attendait depuis notre départ de Sydney.
Après les plages paradisiaques de Rainbow Beach, les grands champs de canne à sucre de Bundaberg, et les forêts sèches des environs de Rockampton, nous voilà sur la route de l’arrière pays : sur la Capricorn Highway, la route qui longe le tropique du Capricorne.
Si jusque là on manquait un peu de dépaysement, les paysages qui s’offrent maintenant à nous sont tout nouveaux : tout est plat, vide, la végétation devient plus clairsemée, les arbres plus petits, et la terre prend de superbes tons ocres, orangés et rouges. Plus aucun nuage à l’horizon, mais la température monte !


Samedi on a fait un petit détour dans le Blackdown Tablelands National Park, un plateau rocheux à environ 800 mètres (!!) au-dessus du bush. Au terme d’une longue approche un peu monotone sur une « gravel road » de 10km ou Marcel ne pouvait pas nous emmener, une belle vue nous attendant sur les falaises et la forêt. Bref, personne à l’horizon !!
Manque de pot, on avait oublié de prévoir de quoi manger, et l’eau avait un horrible goût de javel…Le retour était donc difficile, et c’est là qu’on apprécie les pâtes au thon, et le soir la petite folie : du brie !! Premier fromage mangé depuis 1 mois maintenant. Et ben contre toute attente, il était pas mal. Presque l’équivalent d’un Président…

L’arrière pays qu’on traverse est le pays des mines. En roulant, on longe les immenses trains transportant le charbon exploité du sous-sol très riche de cette région. Un peu plus loin, passage dans la ville d’Emerald, puis dans celle de Saphirre et Ruby Vale. Comme leur nom l’indique, ces localités sont situées au milieu d’un des plus grands gisements de gemmes au monde. On ne résiste donc pas à la tentation de prendre une pelle et d’aller creuser dans le lit de la rivière à la recherche des précieux saphirs !!! Mais oh désespoir…rien d’autre qu’une minuscule petite pierre verte, sans doute vieux morceau de verre érodé par le temps. Mais on la garde quand même…l’espoir fait vivre !!


Enfin, tout ça sans rencontrer de serpents alors qu'on a osé (!!) marcher au milieu des herbes folles...Mais on a eu notre moment d'émotion quand même quand quelques vachettes en liberté ont commencé à montrer qu'elles voulaient jouer...On a vite couru en dehors de leur pré carré. Finalement, voilà notre première rencontre avec la dangereuse faune australienne ! des vachettes...

Pour en voir plus...

Samedi, on quitte notre camping de Landsborough, ses oies et ses paons qui passent leur temps à se faire la cour...Les appareils sont rechargés, la lessive faite, direction donc Eumundi et son grand marché "éclectique" et kitsch à souhait ! Ils adorent les couleurs arc en ciel...

On arrive à Noosa, le "petit Nice" australien avec sa plage, ses restos chers et ses magasins de surf. Escale idéale pour une première baignade dans le Pacifique, qui a atteint les 20°.
Un peu craintif au départ, avec tous les avertissements que le Lonely Planet nous donne sur les requins et méduses, mais les australiens ayant l'air bien sur d'eux, ya qu'a suivre !
En tout cas un bon moment de passé à se rafraîchir et à se rincer l'oeil (pour myriam : les surfeurs ont de très beaux corps, mais la tête ne suit pas toujours...;-)

Le soir pour éviter de payer un camping, on a trouvé un petit parking au bord de la Noosa River, malheureusement situé face à un caravan park privé. Y'avait pas de panneaux, alors on s'est dit qu'on pourrait dormir là, mais non...
A 7h le lendemain, on est donc réveillé par un type qui frappe violemment sur le van, ce qui malgré notre piètre compréhension de l'anglais, nous faisait bien comprendre qu'on aurait pas du dormir ici...
Le temps de comprendre "I call the police"...10 secondes pour s'habiller, 10 autres pour se mettre au volant...le type court vers nous, et on a juste compris "Leave NOW !".
Bref, quel réveil !!
Bien refroidis, on a "fuit" vers l'océan pour prendre notre petit déj (magique !) et se promener ensuite dans le Noosa National Park. Le sentier suit la côte et nous offre de superbes vues sur les petites plages, puis traverse la forêt d'eucalyptus, qui prend des airs de forêt tropicale. On a pas croisé de koalas, mais un beau spécimen de serpent...Impressionnant !



Dans l'idée d'aller visiter Fraser Island, un grande île de sable classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco et décrite comme un des joyaux de l'Australie, on a pris la route de Rainbow Beach, petite bourgade de 1100 habitants bien paumée.
Mais à la vue des prix pour aller sur l'île dans un car de touristes (compter 500$ à deux pour deux jours pour la location d'un 4x4 et l'accès à l'île), on a préférer longer la plage...Personne à l'horizon. Des kilomètres de sable et de falaises...de sable !




Les Glass House Mountains

Vendredi, séquence montagneuse !! Après plusieurs jours de ville et de centres commerciaux, besoin de retrouver un peu la nature ! Et les montagnes, car elles nous manquent ces grandes hauteurs savoyardes !!
On a donc quittés Brisbane (voir article precedent si vous l'avez pas vu) jeudi pour gagner les GlassHouse Mountains : une dizaine de « bosses » plus ou moins raides, restes de cônes volcaniques actifs il y a 25 millions d’années.
Pour l’anecdote, elles ont été appelées ainsi par James Cook lors de sa première arrivée en Terra Australis, ces « collines » lui rappelant les maisons de fabrication de verre (Glass Houses) de sa région d’Angleterre…

Les deux principaux cônes, les plus raides et les plus hauts (556 m) étant réservés aux grimpeurs équipés pour l’escalade, on est montés sur le Mont Ngungun (ne me demandez pas la prononciation !!).
L’ascension est rapide et idéale comme mise en jambe : quelques virages dans la forêt d’eucalyptus, un petit passage plus raide en longeant une barre rocheuse, quelques pas jusqu’au sommet…Et nous voilà en moins d’une heure sur un promontoire de roche orangée, avec une superbe vue sur ces étranges émergences, perchées au milieu de la forêt et des plantations d’ananas et de fraises…
On ne reste malheureusement pas très longtemps, car le sommet est envahi de mouches qui deviennent vite très, très pénibles !!

From GlassHouse Mountains


Toutes les photos sont ici